POINT DE VUE

Claude Briand-Pinaud

  « De l’image de soi à l’image du soi »  

À première vue, notre image présente 2 facettes : l’image extérieure, celle qui est vue (et que l’on donne à voir), et l’image intérieure qui se révèle par nos ressentis intimes. L’une vit dans la lumière et l’autre dans l’ombre.

 

Cette image holographique raconte à sa façon qui nous sommes à travers ce qui raisonne et ce qui rayonne de nous.

 

C’est notre cerveau qui analyse et réfléchit, à partir des croyances qu’il a mises en place, sur l’image que l’on donne à voir de soi. Si l’on y regarde de plus près, très souvent ces convictions profondes remontent à l’enfance et reposent sur des blessures d’amour propre : « Untel m’a dit que j’étais … ». Et ces blessures sont d’autant plus pénibles qu’elles émanent d’une personne référente.

 

Nous constatons combien des jugements anodins peuvent assombrir et déformer l’image que nous avons de nous-mêmes non seulement dans notre apparence, mais plus grave, dans notre être. Les expressions « tu es raide» ou « tu es paresseux » par ex font référence à la personne dans son identité et installent des croyances à partir de laquelle elle va s’organiser. Parce que non seulement elle se voit comme un balais ou un bon à rien, mais en plus elle se persuade qu’elle devra à tout jamais en découdre avec ces attributs. Seulement, en mettant en place des chasses gardées autour de cette croyance, la personne restreint son champ de vision.

 

Notre rapport à notre beauté se révèle à ce moment-là : sommes-nous sous l’influence de diktats  « il faut être… parfait, gentil, performant, étonnant, cultivé, prudent, amusant, puissant, apaisant » » ou est-ce que nous nous acceptons tels que nous sommes ? Comment raisonnons-nous par rapport à cette beauté qui vit en nous ? Comment résonne-t-elle en nous ?

 

C’est notre âme qui s’exprime à travers ce « je ne sais quoi » qui émane de nous et qui nous est si unique.  Notre rayonnement est l’émanation de nos ressentis identifiés, acceptés et exprimés.  En laissant nos émotions se développer une place en nous, nous agrandissons notre rayon de possibles à voir, à vivre et à partager.

 

Cette fenêtre de liberté qui prend ses sources dans un profond respect de soi et de ce qui se passe en soi permet de s’affranchir de la peur du regard des autres et ouvre la porte à une autonomie plus large de façon de voir.

 

Aller chercher en soi ce qui nous habite évite d’aller chercher en l’autre ce qui nous manque !

 

Partager ce qui nous habite fait vivre l’image que nous avons de nous-mêmes et nous renvoie en miroir la beauté de notre image du soi.

  Imaginer son projet en 3D ?  

Lorsque nous pensons à l’instant présent de notre vie, à nos souvenirs, au futur que l’on voudrait voir venir, nous inscrivons nos pensées dans un espace temps bien contenu et délimité que l’on pourrait appeler  « Passé – présent – futur » tant il nous semble exister réellement.

 

Or depuis que la théorie de la relativité nous a proposé de mêler intimement ces 3 dimensions dans l’espace temps, le moment présent s’est trouvé gonflé à la fois du poids des souvenirs (auxquels on pense présentement) et de l’angoisse de ne pas vivre pleinement l’instant à venir (que l’on imagine présentement aussi).

 

Il nous est bien difficile pourtant de concevoir que cette perspective tridimensionnelle soit « imaginaire » tant elle influe sur nos modes de pensée et de comportement.

 

Cette nouvelle « réalité quantique » nous dit quoi ? Vivre, c’est être présent à chaque instant !

 

Cette présence de l’instant nous amène alors à un autre niveau de conscience aux pouvoirs insoupçonnés…

 

Comment vivre cet instant là ? Comment rester branché(e) avec ses réseaux internes ? Comment savoir que l’on est connecté avec soi-même ? Comment savoir que l’on est réellement là ?

 

Si nous savons utiliser internet et nous connecter au réseau planétaire, il nous est beaucoup plus délicat de nous brancher avec nous-mêmes, avec notre corps, avec notre esprit et avec notre cœur indissociablement mêlés (car nous sommes faits de manière fonctionnelle en 3D nous aussi !). En reliant nos pensées, nos émotions et nos actions, nous nous donnons la permission d’aller dans l’au-delà de nous.

 

Autrement dit, pour créer du futur, si nous vivions pleinement l’ « instant » et laissions notre inconscient libérer ses ressources intérieures ?

 

2 conditions sont seulement nécessaires :

  • accepter de remettre en question notre façon de voir

  • accepter que nous ayons des ressources potentielles immenses

 

Prêt (e) pour explorer et construire un nouveau possible ?

 

"Le possible est juste un petit peu après l’impossible"  J. Salomé